Ressources Animales

Dépouiller (ou dépecer) un gibier

Salutations amis survivants, merci de votre patience voici mon fameux article qui m’a pris tout ce temps. Je m’excuse encore une fois pour cette attente.

Après avoir suivi mes merveilleux conseils vous avez capturé avec brio un chevreuil grâce au piège épieux à palette ou un lapin avec les collets ou encore une perdrix  grâce aux collets dans les arbres, vous savez ce que cela signifie ?

Maintenant il est temps de TOMBER LA CHEMISE TOMBER LA !!!! Quoi ma gueule ? Ok, ok je sors….

Pour revenir au sérieux je vais vous expliquer comment dépouiller chacun de ces types de gibiers :

Les oiseaux :

Pratiquer avant toute chose une saignée en plaçant l’oiseau la tête en bas, cela ralenti la putréfaction, récupérer et garder le sang

-Pour les oiseaux il faut arracher les plumes dans le sens où elles sont sans tirer trop violemment ou en prendre trop d’un coup au risque d’abîmer la viande ou la peau, puis pour supprimer les saletés et éventuelles plume ou poiles (duvet restant). Ensuite passer l’animal au-dessus d’un feu (mais vite juste le temps de brûler les  « saletés »).

-Par contre dans certain cas il faut faire bouillir l’oiseau dans de l’eau avant de le déplumer pour faciliter la tâche. Très peu de temps moins de 10 secondes (comme avec le faisan enfin surtout avec le faisan).

-Ensuite il faut vider l’oiseau en pratiquant une incision de deux à trois centimètres au niveau du bas ventre en prenant soin de ne pas abîmer les organes sinon la viande sera infect (ci c’est le cas laver la viande abondamment a l’eau potable) puis rentrer la main et prendre toute les tripes et organes de l’intérieur.

Voilà maintenant  plus qu’à le faire cuire.

Attention éviter les charognards qui sont porteur de parasites et maladies en se débarrassant des tripes et organes.

 – Mais pour les petits oiseaux comme un rouge gorge ou une grive le plus simple est de placer le volatil dans un épaisse couche d’argile et mettre la boule dans des braises en bon nombre sans oublier d’alimenter le feu et laisser cuire pendant 30 min-1 heure.

Lapins et lièvres

Pour eux la méthode est assez simple :

1 – Trancher la gorge pour saigner l’animal par la jugulaire et la carotide de manière à éviter la putréfaction (mais gardez le sang, je dirais pourquoi plus tard), puis pratiquer une incision dans la peau de l’animal sur le dos,  mettre les mains dedans et tirer de chaque cotés (une main va vers la tête et l’autre va vers les fesses (et non j’ai pas dit cul)) pour arracher la peau.

2 – Pratiquer une  ouverture de l’entre jambe (sans toucher aux parties génital mais bientôt les amis 😉 ) jusqu’au niveau des poumons, en pinçant la chair pour faire la première ouverture comme ci-contre :

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et guider la lame avec trois doigts pour l’ouvrir comme sur cette photo :

2

en faisant très attention à ne pas toucher aux organe internes (ATTENTION SI LES ORGANES SONT OUVERT LA VIANDE SERA INFECT. Si malgré tout c’est le cas laver la viande abondamment).

3 – Sortir les viscères par l’ouverture (ne pas les arracher juste les faire sortir et les laisser pendre  puis couper l’os du bassin où se trouvent l’anus et l’urètre pour les dégager sans les abîmer sinon la viande sera infect (en général on noue l’urètre).

4 – Couper l’œsophage le plus haut possible et le dégager ou couper la tête (pour les petits animaux c’est le plus simple)

5  – couper la carcasse en deux au niveau de la colonne vertébrale puis avant la cuisson séparer les morceaux de viande (voire partie « Préparation à l’utilisation ou consommation) puis passer à la cuisson.

 

Autre information : Il arrive de trouver des lapins mort de la myxomatose :

3

Avant de le manger le faire bouillir. S’assurer qu’il n’est pas mort depuis longtemps par l’odeur et l’état de décomposition.

Reptile : Éliminer les organes interne qui peuvent contenir des bactéries. On peut cuire un reptile dans sa peau. Les grands serpents fournissent une peau utilisable, et ils peuvent être débités en steak. Pour préparer un serpent il faut :

1 : Lui couper la tête bien en arrière après les glandes de venin.

2 : Fendre la peau vers le cou, la lame vers l’extérieur pour ne pas percer les organes qui tomberont naturellement.

3 Puis suspendre et dépecer en tirant vers la queue.

Gros animaux :

Là je parle de biche, cerf, sanglier, daguet … etc

Pour commencer attacher la bête par les pattes arrière, à une branche ou à un support.

1 – Trancher la gorge de la bête de la même façon que le lapin (je le redis le sang ce conserve vous

verrez pourquoi plus tard)

2 – Trancher la peau en faisant  le tour des pattes avec votre lame puis créer une incision qui part de ce cercle et qui descends comme ci-contre :

4

3 – Puis tirer la peau jusqu’au fessier

4 – Passer la main sous la peau pour l’arracher, mais ça ne marche pas sur les sangliers, pour cette bête il faut tirer la peau et trancher doucement sans l’abîmer (elle pourra servir) ni la viande.

5 – Puis éplucher les pattes avant comme les pattes arrière.

6 – Suivre les étapes de 2 à 5 du lapin.

Si vous n’avez pas d’armes mais des armes improvisés ne chassez pas ces animaux ils sont plus solide qu’on pourrait le penser (surtout le sanglier qui est un vrai tank) (encore un avantage des pièges).

 

Préparation à l’utilisation ou consommation

Voilà qui est fait. Vous avez votre viande maintenant comment la préparer à la consommation ?

Pour ce qui ne concerne pas les oiseaux (Si vous savez cuire une poule, vous savez cuire les oiseaux que ce soit au barbecue ou à la broche). Le lapin je crois que des explications ne sont pas vraiment nécessaires, mais pour les gros animaux,  on se basera sur le schéma suivant :

5

 

1 – Le filet : la viande la plus tendre de la bête, idéale pour la conservation.

2 – Aloyau : Meilleure qualité après le filet

3 – Culotte : à frire ou à sécher selon votre plaisir ou les moyens de conservation à votre porté.

4 – Tende-de-tranche : C’est le muscle de la cuisse mais il est très dure pour la consommation il faut le faire bouillir en petit morceaux.

5 – Cimier : Il est devant la cuisse, le préparer comme le précédent.

6 – Gîte à la noix : muscle intérieur de la cuisse, à rôtir.

7 – Sous-flanc : Ventre, idéale pour les ragoûts.

8 – Jambe : A couper menue en ragoût.

9 – Flanchet : Extension musculaire du ventre à cuire aussi en ragoût. Exige une longue cuisson.

10 – Comme le flanchet.

11 – Jarret : Patte avant, coupé menu dans les ragoûts. (Je vous conseille ce chercher les recettes des ragoûts XD)

12 – Le cou

13 – Talon de collier : A cuire en ragoût .Exige une cuisson douce.

14 – Paleron et palette : Assez tendre à débiter en steak.

15 – Cotes : A rôtir doucement.

Conservation :

Les abats doivent être mangé les premiers, et laisser pendre le reste de la viande pendant 2-3 jours en climat tempéré. Il faut la cuire avant, la fumer ou la saler. Dans un climat froids elle durera plus longtemps.

S’il y a des mouches sur la viande les chasser car si elles pondent dans la viande elle sera à jeter.

Les abats

Le foie : A manger en premier, pour commencer enlever la vésicule biliaire et surtout ne pas la percer. Il nécessite peu de cuisson. Mais attention sur le phoque et l’ours polaire possèdent un foie dont la consommation est mortel. Le foie révèle les maladies donc s’il est couvert de pustules ou de points blancs il est à rejeter.

6Estomac :

Demandant peu d’effort pour la digestion il constitue la meilleure nourriture pour les malades et les blessés. Enlever son contenu (qui peut également être consommé (je parle des aliments dont la digestion a débuté pas des sucs)et le faire légèrement bouillir), le laver, puis le faire mijoter doucement.

Le sang : Il contient des sels minéraux indispensable au corps donc si vous n’avez pas de sel buvez le ou faites en du boudin.

Les rognons : Bon en pot-au-feu ou à bouillir, de plus la graisse qui les entoure est un aliment très riche.

La rate : A rôtir, ayant peu de valeur nutritive à éviter chez les blessés et les malades. Mais inutile de la récolter chez le lapin et autre petit gibier.

Les poumons : Sans grande valeur nutritive, s’il y a des taches noires ou blanches sur la viande il sont à rejeter mais s’ils sont roses, ils sont saints. On peut aussi les utiliser pour l’appâtage sur les pièges ou à la pêche.

Le cœur : A rôtir ou à utiliser dans un pot-au-feu sans le relever.

Les intestins:Formant un long tube, ils sont mieux utilisés comme peaux de saucisse. Retourner-les et lavez les, puis faites les bouillir soigneusement. Mélangez viande et graisse en proportion égale et ajoutez du sang. Bourrez le tube de ce mélange et  faites bien bouillir. Avant de faire bouillir ajouter un peu d’eau froide pour empêcher la peau d’éclater. Puis faire fumer pour augmenter le temps de conservation.

Sans oublier que les boyaux sécher peuvent être utilisés comme liens.

La queue (je parle du prolongement de la colonne vertébrale et non de … vous avez compris)

Écorché et bouillie elle fait une excellente soupe car elle est faite de viande et de gélatine.

Les pieds. Couper après l’abattage. Il ne faut pas les jeter mais les bouillir. Nettoyer les sabots ou griffes et enlever la fourrure. Les sabots contiennent une gelée nutritive.

Le tête : Elle contient une bonne quantité de nourriture dont les joues. La langue à bouillir et a peler avant consommation. La cervelle peut également se manger.

Les os : A bouillir pour la soupe.

 

La peau, préparation pour cuir et fourrure (pas la meilleure qualité mais très utile)

Pour faciliter les étapes qui vont suivre il faut étendre la peau (entre deux arbres par exemple) de manière à l’étendre dans un rectangle comme ci-contre

La première étape est le nettoyage de la peau. Pour cela il faut enlever la graisse (mais la garder pour les étapes suivantes) Avec une lame, d’un silex ou d’un outil en os en prenant soin de ne pas couper la peau tout en enlevant toute trace de chair. Les insectes peuvent également aider si vous l’étendez sur le sol.

Nettoyage des fourrures :

Il faut étendre la peau au maximum  et la laisser au soleil pour le séchage. Toutes les moisissures doivent être éliminées pour éviter le pourrissement. Pour cela frotter la peau avec des cendres de bois ou du gros sel.

La peau ne dois jamais prendre l’humidité pendant ce traitement alors veiller à ne pas la laisser sous la pluie ou exposé à la rosée, il faut la garder absolument sèche, et si le soleil est insuffisant vous pouvez l’exposer au feu. De plus la fumée facilitera la conservation, mais veillez à na pas l’exposer au vapeur de cuisson. Une fois bien sèche la « casser » en la froissant de manière à la rendre souple

Fabrication du cuir cuir moustache

Après un nettoyage complet de la peau il faut placer cette peau dans l’eau et la maintenir au fond pendant 3 jours, ainsi vous pourrez enlever la fourrure au bout de 3 jours par poignées.

Puis gratter la peau pour tout enlever (des deux côtés). En suite préparer une substance faite avec de la cervelle et de la graisse qu’il faudra faire bouillir et que l’on appliquera sur la face intérieur alors que la peau est encore humide et bien la faire pénétrer, puis la faire sécher avec de la fumée loin des vapeurs de cuisson et des flammes.

Autre information plus ou moins importantes

– Quand on étend une peau on peut le faire sur une planche ou sur un chevalet de tannage fait maison et les trous faits pour la fixer doivent être au moins à 10 cm des bords et être fait comme ci-contre :

peau
– Les lanières de cuir font de très bons liens. On les découpe comme ceci :

cuir copie

– Le cuir durci si on le brûle.

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2 réflexions sur « Ressources Animales »

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